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Un Fort si Paisible (lui aussi…)
Plus qu’un Fort, c’est en fait 2 grosses murailles qui enchassent le donjon de Peymacron qui bouche l’entrée de la vallée suivante, alors que les PJ sont toujours à la poursuite de Angela et Suleiman. C’est donc un point de passage obligé, qui leur permet de faire une pause après 20 jours passés sur leur trace, accompagnés de Serran qui ne se sentait pas de rester à Teixeira. Ce n’est pas pour autant qu’il se montre sociable, il fait sa route avec eux, et c’est tout. La route les a donc menés plein Nord Ouest et vers ce Fort de Peymacron.
Formalités d’usage, voire un peu plus
Pourquoi un tel ouvrage ? Et bien, le fort est surtout le lieu privilégié par le Duc de Malmonte pour percevoir les taxes sur les nombreuses caravanes terrestres (tout le monde ne peut pas se payer un Navigateur) qui suivent l’axe qui mène vers Lankhmar et sa région, cela explique donc une garnison d’ hommes d’armes conséquente (au bas mot 50 personnes armées sans compter les petites mains de la logistique et de l’entretien ). L’autorité locale est représentée par Bercien, qui a un titre de Capitaine confirmé par son allure très autoritaire et martiale. Le donjon trône au milieu de la cour, une auberge («Auberge de la Chouette») se tient à un jet de caillou, des entrepôts permettent de stocker les denrées transitant, et plusieurs caravanes sont actuellement présentes. Des Carthaginois, qui logent dans leurs tentes, des Tziganes, qui ont aussi établi leur camp (accueillant, baignant dans la musique et la joie de vivre), des Scrybes de Nomykos en délégation, ainsi que 2 caravanes plus «classiques» et bassement mercantiles donc moins remarquables.
Dès leur arrivée, les PJ sont questionnés, sur le motif de leur voyage, l’endroit d’où ils viennent, leurs identités. Abril se vante donc d’être artiste, Xerxès son garde du corps et Borenson un acrobate. Du bluff donc surtout si on juge la prestation accomplie par Abril au camp des Tziganes, mais passons… A noter que Serran prend congé et leur dit qu’il va voir à s’incruster dans une des caravanes présentes.
Chouette, une calme auberge
De la chaleur humaine, voilà ce qu’ils trouvent à l’auberge….mais pas que. Sitôt entrés, ils remarquent plusieurs comportements différents parmi les personnes présentes. Amical : Ovidius est Messager d’Hermès, un peu désoeuvré, un peu saoul et sympa, donc ils papotent gentiment. Hostile : Les carthaginois ne les sentent pas. Mais alors pas du tout. Ils viennent même les provoquer, la tension monte méchamment mais l’affrontement ne se produit pas. Les PJ pensent que ces carthaginois leur tiennent grief car au courant des évènements qui se sont produits à Lankhmar. Effrayé : Tiens, mais ne serait-ce point la jeune Sarah qui se trouve derrière le comptoir ?? Et la voilà qui se fait la belle, au grand dam de Xerxès qui avait tellement de choses à lui dire.
Ils prennent une chambre dans l’auberge et continue de papoter avec Ovidius qui sent un appel lui parvenir, une pierre d’Anoril le somme de le rejoindre. Il quitte donc nos héros qui profitent encore un peu de la compagnie des Tziganes, avant de rejoindre un sommeil paranoïaque. Rien d’original donc.
Le matin, la situation change
Le réveil en douceur est perturbé par de nouvelles directives arrivant du donjon. Les portes sont déclarées scéllées, et une enquête plus poussée sur les personnes présentes est programmée. Sans motif particulier, juste une chasse au contrebandier semble-t-il. En rang d’oignon, et sagement sous le soleil, les voilà de nouveau questionnés, sous l’oeil attentif de Bercien, à coté de qui se tient une femme voilée, qui se révèle être Angela. Blood & Guts, le sang des PJ ne fait qu’un tour et… ben ils répondent aux questions avec leur alibi habituel. Angela marque un temps d’arrêt en les apercevant, elle aussi. Ils aperçoivent aussi du coin de l’oeil Ovidius qui parle aux Scrybes de Nomykos qui vont dès lors changer d’attitude envers eux, passant de la sage bonhomie à une haine palpable. Ils sont quand même armés de parchemins ces gens là….
L’ambiance est pesante, la maréchaussée veille au grain, et Bercien prend la parole en annonçant que, dans un souci de détente et pour compensation, il offre un lendemain plus festif avec un banquet «offert par la maison». Et ce pour la plus grande joie des Tzigs, voire même d’Abril d’ailleurs.
Activités nocturnes : Nous, on aime
Il s’agit alors de planifier la suite des évènements. Quid de Suleiman, toujours pas aperçu ?Que va faire Angela ? Bière ou Cervoise ? Toujours est-il qu’ils papotent avec Ovidius qui leur confie avoir été à Teixeira (la pierre de transfert a été retrouvée et est donc active), et qu’il a recueilli des éléments qui concernaient les PJ. Et depuis, les Scrybes les toisent, menés par un certain Bibaculus vindicatif dirons-nous. Sinon, pas de traces de Sarah. Et hop, ils passent à l'action. D'un coté, Abril et Borenson vont tenter de s'immiscer dans le donjon, tandis que Xerxès reste gentiment au troquet, pour, euh…mener l'enquête de son coté.
En 2 temps 3 mouvements, Borenson réussit à s'éclipser tandis que Abril parle et se renseigne sur Angela. Oui elle est arrivée il y a peu, oui c'est la « régulière » de Bercien. Non, pas de traces de Suleiman. Borenson quant à lui prend des notes sur la disposition des locaux, Bercien et Angela étant au dernier étage, et il surprend une conversation d'affaires entre Angela et les carthaginois, où il apparaît qu'ils la fournissent de nouveau en Lotus.
Pendant ce temps, Xerxès est sollicité pour être un parieur sur des combats clandestins se déroulant sous l'auberge, dans une cave plus qu'améliorée. Une arène, des gradins, des organisateurs faisant partie de la garde, et enfin des joueurs. Il assiste à la victoire du Masque, un solide gaillard d'âge mur, qui est le héros local semble t'il.
Vraiment, on est du soir
Après s'être retrouvés dans leur chambre, ils décident de retourner nuitamment dans la cave, histoire de creuser l'affaire. Ils découvrent que l'arène dispose d'un accès vers des tunnels pour le moins labyrinthiques, mais parviennent à suivre des marques existantes qui les mènent à un cachot. Un drôle de cachot dans lequel se trouvent 5 personnes. 3 gaillards qui ont un peu trop bu, un vieil excentrique qui persiste à creuser la paroi avec son front et « je suis ton père » Xerxes. Ce cher papa trop tôt enfui, qui est là pour combattre pour régler une dette. Il combattait ou il était exécuté. Choix simple donc. Et ainsi donc il a pris la suite du Masque de l'époque car il l'avait éliminé. Ils discutent tous ensemble, un peu estomaqués quand même, et se séparent un peu plus tard après avoir hésité sur la conduite à tenir. Leur cible est là, si proche…
Quand est-ce qu'on mange ?
Le buffet se met en place, les protagonistes prennent place, Abril se pique une nouvelle fois de montrer ses talents (applaudissements polis….) Les Scrybes se montrent une nouvelle fois aigris, et là leur menace est appuyée par une demande de mise en examen des PJ , pour des actes de violence et d'intimidation qu'ils ont commis sur leur collègue de Teixeira.